Atélectasie

Les poumons, délimités par la cage thoracique et le diaphragme, sont deux organes indispensables à la vie des êtres vivants, et en particulier celui des humains. En effet, ils contribuent à la distribution de l’oxygène, et représentent l’organe au sein duquel se déroulent les échanges gazeux entre l’air et le sang. Cependant, comme tous les organes, il peut arriver qu’ils manquent de jouer leurs rôles. Des différents dysfonctionnements qui peut arriver aux poumons, parlons aujourd’hui de celui qui se prénomme atélectasie.

Qu’est-ce que l’atélectasie ?

Le circuit respiratoire des êtres humains débute au niveau du nez, descend la trachée, passe par les bronches puis jusqu’aux poumons. La fonction principale de ce dernier est d’absorber l’oxygène de l’atmosphère dans le sang, et d’expulser le dioxyde de carbone. Pour que cet échange gazeux ait lieu, il est primordial que les petits sacs d’air dans les poumons, les alvéoles, restent ouverts et pleins d’air.

L’ouverture des alvéoles est maintenue par la structure élastique de la paroi du poumon et par un liquide appelé surfactant. Prendre périodiquement de profondes respirations et tousser permet également de maintenir les alvéoles ouvertes. Toutefois, si les alvéoles sont fermées, pour une quelconque raison, il n’y a plus d’échange gazeux proprement dit. La fermeture des alvéoles entraîne un blocage de la circulation de l’air et un bouchage des bronches. Il s’en suit un affaissement d’une partie ou de tout le poumon : c’est l’atélectasie. Cette dernière entraîne une hypoxémie selon le volume pulmonaire touché.

Les causes de l’atélectasie

Les facteurs les plus fréquents à l’origine de l’atélectasie sont les suivants :

  • Obstruction intrinsèque des voies respiratoires par un bouchon muqueux, un corps étranger ou une tumeur ;
  • Compression extrinsèque des voies respiratoires par une lymphadénopathie, une tumeur maligne ou bénigne, un épanchement pleural, ou un pneumothorax ;
  • Position en décubitus dorsal chez les personnes obèses ou en cas de cardiomégalie ;
  • Compression ou atteinte du parenchyme pulmonaire par un pneumothorax ou un grand épanchement.

Outre tout ceci, les chirurgies thoraciques et abdominales comptent parmi les causes très fréquentes d’atélectasie. Pour cause, elles induisent une anesthésie générale, une respiration douloureuse et l’utilisation des opiacés pour calmer des douleurs articulaires par exemple. Pour ce dernier, vous pouvez utiliser Artimium 360 afin de soulager ce genre de douleurs. Une sonde endotrachéale mal positionnée, un dysfonctionnement du surfactant pulmonaire, des cicatrices ou tumeurs parenchymateuses, l’entrée de l’air dans la plèvre, l’enveloppe du poumon peuvent aussi entraîner une atélectasie.

Les maladies ou les interventions qui diminuent la respiration profonde ou suppriment la capacité d’une personne à tousser comptent parmi les facteurs d’atélectasie. Il s’agit entre autres de :

  • L’asthme ;
  • Les inflammations ;
  • La fibrose kystique ;
  • Les maladies de la paroi bronchique ;
  • Les grandes doses d’opioïdes ou de sédatifs.

Comment se manifeste ce dysfonctionnement ?

La plupart du temps, l’atélectasie se traduit par :

  • Une toux ;
  • Une légère fièvre ;
  • Une gêne respiratoire ;
  • Une respiration rapide et superficielle ;
  • Une douleur thoracique due à la cause sous-jacente de la pathologie ;
  • La cyanose (la peau devient bleuâtre en raison du faible taux d’oxygène dans le sang).

Cependant, la dyspnée (difficulté à respirer) et l’hypoxémie (diminution de la quantité d’oxygène dans les vaisseaux sanguins) sont les premières manifestations de l’atélectasie. La gravité de ces symptômes varie en fonction de l’étendue du poumon affecté.

Diagnostic d’atélectasie

Pour détecter s’il s’agit d’une atélectasie ou non, le médecin se réfère aux symptômes et aux antécédents cliniques du patient (si celui-ci a eu à subir une intervention majeure récente). Puis, il confirme son diagnostic avec une radiographie du thorax. Si la cause de l’atélectasie n’est pas cliniquement apparente, alors il effectue d’autres tests comme la bronchoscopie ou la TDM (tomodensitométrie) thoracique.

Traitement de l’atélectasie

La première étape du traitement a pour but d’éliminer la cause de l’obstruction de la ou des bronche(s). Pour ce faire, le médecin fait usage de :

  • La toux ;
  • L’aspiration des voies respiratoires ;
  • La bronchoscopie ;
  • Les traitements médicamenteux dont le but est de fluidifier le mucus et d’ouvrir les voies respiratoires ;
  • L’extraction chirurgicale, la radiothérapie, la chimiothérapie ou le traitement au laser lorsqu’il s’agit d’une tumeur.

La kinésithérapie thoracique, les techniques d’expansion pulmonaires comme la toux dirigée, les exercices de respiration profonde, l’oxygénothérapie et spiromètre indicatif sont également d’autres moyens pour traiter efficacement l’atélectasie.

Toutefois, ces mesures varient en fonction du patient. Pour les patients non intubés et qui n’ont pas de sécrétions excessives, on fait recours à la ventilation spontanée avec pression expiratoire. Pour les patients intubés et ventilés mécaniquement, on fait appel à une pression télé-expiratoire positive et/ou une ventilation à volume courant. Pour les patients post-opératoires, ce sera une analgésie péridurale ou un bloc intercostal.

Les analgésiques opiacés, les toux volontaires et les respirations profondes sont également d’usage pour traiter l’atélectasie. Par contre, il faudra absolument éviter les traitements antitussifs, la N-acétylcystéine et les sédatifs. Il est aussi essentiel de traiter la cause du mal. Sans quoi, elle pourrait réapparaître à n’importe quel moment.

Comment prévenir l’atélectasie ?

Vu que l’atélectasie survient très souvent après ou pendant à une opération chirurgicale, il suffit alors de prendre certaines précautions pour l’éviter.

  • Les fumeurs sont donc invités à arrêter de fumer au moins 6 à 8 semaines avant une intervention chirurgicale.
  • Les patients, devant subir, une intervention chirurgicale au niveau de l’abdomen ou de la cage thoracique devront faire un entraînement des muscles inspiratoires avant l’opération.
  • Les personnes souffrant de troubles pulmonaires chroniques et qui doivent subir une opération doivent avoir un traitement médicamenteux optimisé.

Après la chirurgie, il faut penser à employer les techniques d’expansion des poumons et de déambulation précoce pour diminuer le risque d’atélectasie.

L’atélectasie fait donc référence un affaissement d’une partie ou de tout le poumon. Elle peut être causée par un nombre important et diversifié de facteurs, et nécessite un traitement approprié. Une fois l’atélectasie traitée, les alvéoles et les parois affaissées se regonflent progressivement et reprennent leur forme d’origine. Toutefois, lorsque le traitement est trop tardif certaines régions lésées sont irréversibles.

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