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L'ergot
de seigle
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Voir aussi
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L’ergot de Seigle, Claviceps
purpurea, est un champignon parasite des céréales qui
contient divers alcaloïdes polycycliques dérivés naturels
de l'acide lysergique. C’est un champignon microscopique appartenant à
la classe des Ascomycètes et à la sous classe des Pyrénomycètes.
Il parasite notamment le seigle et le blé. Les champignons de ce
groupe, extrêmement nombreux puisqu'il comporte plusieurs dizaines
de milliers d'espèces, présentent un cycle vital complexe.
Comme la plupart des champignons parasites, C. purpurea est constitué
d'un mycélium, filament ramifié formé de cellules
mises bout à bout. Le mycélium du champignon envahit l’ovaire
des fleurs femelles de diverses Graminées en particulier alimentaires
comme le blé et le seigle, c’est à dire les futurs grains.
Il produit alors des éléments reproducteurs enrobés
d’un nectar attirant les insectes qui disséminent ainsi le parasite.
Lorsque les grains mûrissent, les filaments s’agglomèrent
en un tissu dense recouvert d’une écorce violacée visible
à l'œil nu, le sclérote, qui rappelle l’ergot du coq, d'où
le nom du parasite en Français. Les sclérotes se détachent
des grains et passent l’hiver au sol. Au printemps, ils produisent des
spores qui contaminent les jeunes plants et donnent naissance à
un nouveau mycélium.
Germination d'un sclérote
(aggrandi huit fois)
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Sclérotes d'ergot sur
un épi de seigle
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Les sclérotes de C.
purpurea produisent divers alcaloïdes comme l'ergotamine et l'ergométrine
utilisées comme matière première par l’industrie pharmaceutique.
Le seigle parasité est cultivé à grande échelle
car ces alcaloïdes constituent les précurseurs d’importants
médicaments notamment antihypertenseurs dont la consommation mondiale
est très élevée.
En outre, l'acide lysergique
est le précurseur de la fabrication du LSD
(diéthylamide de l’acide lysergique) synthétisé pour
la première fois en 1938 par A. Hoffmann.
La consommation de farines
préparées avec des grains ergotés provoque des troubles
graves, l'ergotisme, liés
à la vasoconstriction périphérique (douleurs cutanées,
nécroses pouvant aller jusqu'à la perte d’extrémités
gangrenées) et aux effets psychiques provoqués par les alcaloïdes
de l’ergot. |
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