Préparer une solution de chacun des sucres réducteurs
disponibles (10 g/L). Les sucres suivants donnent des osazones différentes
: ribose, glucose, galactose, mannose, maltose, lactose. Le fructose ne
peut être distingué du glucose.
Verser 5 mL de chaque solution dans des tubes à essai et ajouter
5 mL de réactif à la phénylhydrazine.
Placer les tubes au bain-marie à 80°C jusqu’à apparition
d’un trouble ou d’une coloration jaune.
Laisser refroidir lentement (éteindre le bain marie) : un précipité
jaune apparaît formé de cristaux d’osazones.
Divers précipités réalisés avec le maltose,
le galactose, le glucose, le lactose, le mannose, le désoxyribose.
Seuls les sucres réducteurs donnent une osazone. Les solutions de sucres mélangées avec le réactif
à la phénylhydrazine à chaud précipitent. Les
cristaux ne sont visibles qu'au microscope.
Résultats
Les cristaux ont une forme spécifique des différents sucres
réducteurs et permettent donc d’en faire la détermination
qualitative de façon spécifique.
Une goutte de précipité est placé sur une lame porte-objet
et recouverte d'une lamelle.
La préparation est observée au grossissement moyen du
microscope.
Glucosazone (x 250)
Maltosazone (x 250)
Galactosazone (x 160)
Lactosazone (x 250)
Cristaux d'osazones photographiés au microscope
optique
Pour les TP, on peut envisager diverses possibilités : soit préparer
à l’avance des lames de référence avec les différentes
osazones, soit laisser préparer par les élèves les
différentes osazones possibles. Dans les deux cas, l’examen au microscope
des osazones formées avec les produits cherchés et leur comparaison
avec les osazones connues permettra de déterminer la nature des
sucres présents dans la solution.