Introduction Protocole Observations sans coloration Coloration par le bleu de méthylène Coloration par l'eau iodée Introduction L'oignon est l'un des organes végétaux les plus appropriés et les plus simples d'emploi pour montrer l'organisation des êtres vivants en cellules et observer la structure cellulaire. On peut, en effet, s'en procurer toute l'année dans le commerce alimentaire et la préparation des échantillons est particulièrement aisée car les écailles dont il est constitué sont recouvertes d'un épiderme constitué d'un petit nombre de couches de cellules. L'oignon alimentaire est un organe souterrain qui accumule des réserves. Dans la nature, la plante Allium cepa, a un cycle de deux ans. La première année, l'activité photosynthétique des feuilles permet l'accumulation de réserves dans le bulbe. Le bulbe passe l'hiver sous le sol en vie ralentie et, au retour de la saison favorable, les réserves accumulées permettent le développement de nouvelles feuilles et la formation de fleurs conduisant à la reproduction sexuée. On parle donc de plante bisannuelle. Protocole Couper un oignon en quatre et prélever un des fragments d'écaille avec une pince à épiler. Chaque écaille est limitée sur chacune de ses faces par un épiderme. Soulever avec la pince l'épiderme interne, c'est à dire la mince pellicule qui tapisse intérieurement (côté concave) l'écaille. Découper avec des ciseaux fins un fragment de quelques mm de côté et le déposer sur une lame dans une goutte d'eau et recouvrir d'une lamelle. ![]() Observations sans coloration
L'observation montre un pavage de cellules jointives imbriquées comme les briques dans un mur. Chaque cellule est limitée par une paroi épaisse, caractéristique des cellules végétales et, dans quelques cellules, on distingue une structure arrondie qui est le noyau, centre du contrôle génétique du fonctionnement cellulaire qui contient notamment les chromosomes (invisibles à ce stade du cycle cellulaire). A plus fort grossissement on distingue mieux les différents constituants, paroi, noyau contenant un nucléole, cytoplasme contenant diverses inclusions, notamment les organites impossibles à identifier à ce grossissement. Dans certaines régions de l'épiderme, on peut distinguer une paire de cellules, arrondies d'un côté et concaves de l'autre où elles délimitent un orifice entre elles. Il s'agit de stomates, comme on peut en observer dans l'épiderme des feuilles des plantes, ce qui montre que les écailles du bulbe d'oignon peuvent être assimilées à des feuilles modifiées.
Comme pour toute préparation microscopique, l'utilisation de colorants permet d'améliorer les observations. Le bleu de méthylène a l'avantage
d'être un colorant vital, c'est à dire qu'à faible
concentration, il ne tue pas les cellules, tout en se concentrant dans
ceraines structures dont il améliore l'observation. En revanche,
à concentration plus forte, comme dans les images ci-dessous,
les cellules sont tuées et l'ensemble des structures est
colorée.
Coloration par l'eau iodée L'iode moléculaire ou diiode, contenu dans l'eau iodée (lugol) ou dans l'alcool iodé, fixe les structures cellulaires en dénaturant les protéines et fait ainsi ressortir diverses structures cellulaires. Les parois, les noyaux et les cytoplasmes coagulésssont particulièrement visibles.
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