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Explorer l'environement : les mousses
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Les mousses, dont on a décrit
quelque 10 000 espèces, sont des végétaux chlorophylliens formant des
tapis denses sur les supports les plus divers, sols, arbres, murs, toits, rochers,
etc. qu’elles tendent à recouvrir rapidement par multiplication végétative.
Quelques espèces sont aquatiques. Ce sont des végétaux de petite taille, en
raison de l’absence de tissus conducteurs et de soutien.
Différentes espèces de mousses sur un rocher
Noter la présence d'urnes dans lesquelles se forment les spores
L’organisation de l’appareil
végétatif est simple. Il est formé d’une tige feuillée portant à la base des
filaments non chlorophylliens, les rhizoïdes, participant à l’ancrage de la
plante sur son support mais pas à son approvisionnement en eau.

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Appareil végétatif de deux espèces différentes de mousses (à
gauche extrêmité supérieure ; à droite,
extrêmité inférieure) (loupe binoculaire X 18)
Noter la forme différente des feuilles et la
présence de rhizoïdes à la base de la mousse
à droite
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Les feuilles,
de petite taille, ne possèdent ni cuticule (revêtement cireux, plus ou moins
imperméable, qui recouvre l’épiderme de la plupart des plantes), ni nervures (car les mousses ne possèdent
pas de vaisseaux conducteurs). Aussi, les mouvements d’eau dans la plante se
font directement entre les cellules et les échanges d’eau avec le milieu
extérieur se font directement entre les feuilles et le milieu extérieur.
Feuille de mousse (X 40)
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Cellules chlorophylliennes dans deux feuilles de mousses d'espèces différentes (microscope optique X 100)
Noter les parois, caractéristiques des
cellules végétales, et les chloroplastes,
caractéristiques des cellules chlorophylliennes |
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Chloroplastes dans des cellules de feuille de mousse
(microscope optique X 600 avec zoom optique)
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En
raison de l’absence de cuticule, les feuilles sont très
perméables à l’eau et se dessèchent rapidement par
temps sec. À l’inverse, elles sont capables d’absorber l’eau,
y compris l’humidité atmosphérique, par l’ensemble de
leur surface. La déshydratation est réversible, ce qui
confère aux mousses une
remarquable capacité de reviviscence, c’est-à-dire la
possibilité de se
maintenir en vie latente sous forme déshydratée et de
reprendre une vie active
dès qu’elles sont réhydratées. Cette
capacité en fait des végétaux pionniers.
Elles sont, en effet, parmi les premières plantes à
coloniser un nouvel
habitat, par exemple un sol dont toute la végétation a
été détruite à la suite
d’un incendie ou une île volcanique nouvellement formée.
La reproduction sexuée des mousses se déroule en deux phases
et aboutit à la formation de spores susceptibles de se disséminer.
Par temps
humide, ces spores germent en formant un filament chlorophyllien,
appelé
protonéma, à partir duquel se développent les
nouvelles plantes feuillées. Les organes reproducteurs sont
formés généralement au moment
des premiers froids. Les pieds fertiles comportent une collerette de
feuilles,
appelée corbeille, au milieu de laquelle se trouvent les organes
reproducteurs.
Les organes mâles où se forment les spermatozoïdes
sont appelés anthéridies. Les
organes femelles où se forme l’oosphère (nom donné
au gamète femelle chez les
plantes) sont appelés archégones. Selon les
espèces de mousses, les organes
reproducteurs mâles et femelles peuvent être portés
par des plants différents (sexes
séparés) ou par un même plant. Les mousses restent
inféodées à l’eau pour leur
fécondation et les spermatozoïdes sont munis d’un flagelle
qui leur permet de
nager. La fécondation ne peut s’effectuer que par temps humide
lorsque les
mousses sont recouvertes d’une pellicule d’eau dans laquelle les
spermatozoïdes
nagent jusqu’à l’archégone où se produit la
fécondation de l’oosphère. L’œuf qui
en résulte donne naissance à un organe producteur de
spores, appelé sporogone,
qui se développe sur le pied femelle. Par temps sec, les spores
sont libérées
du sporogone et disséminées par le vent.

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Sporogones de deux espèces différentes de mousses
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