Les mousses, dont on a décrit quelque 10 000 espèces, sont des végétaux chlorophylliens formant des tapis denses sur les supports les plus divers, sols, arbres, murs, toits, rochers, etc., qu’elles tendent à recouvrir rapidement par multiplication végétative. Quelques espèces sont aquatiques. Ce sont des végétaux de petite taille, en raison de l’absence de tissus conducteurs et de soutien. ![]() Différentes espèces de mousses sur un rocher Noter la présence d'urnes dans lesquelles se forment les spores
L’organisation de l’appareil
végétatif est simple. Il est formé d’une tige feuillée portant à la base des
filaments non chlorophylliens, les rhizoïdes, participant à l’ancrage de la
plante sur son support mais pas à son approvisionnement en eau.
Les feuilles,
de petite taille, ne possèdent ni cuticule (revêtement cireux, plus ou moins
imperméable, qui recouvre l’épiderme de la plupart des plantes), ni nervures (car les mousses ne possèdent
pas de vaisseaux conducteurs). Aussi, les mouvements d’eau dans la plante se
font directement entre les cellules et les échanges d’eau avec le milieu
extérieur se font directement entre les feuilles et le milieu extérieur. ![]() Feuille de mousse (X 40)
En raison de l’absence de cuticule, les feuilles sont très perméables à l’eau et se dessèchent rapidement par temps sec. À l’inverse, elles sont capables d’absorber l’eau, y compris l’humidité atmosphérique, par l’ensemble de leur surface. La déshydratation est réversible, ce qui confère aux mousses une remarquable capacité de reviviscence, c’est-à-dire la possibilité de se maintenir en vie latente sous forme déshydratée et de reprendre une vie active dès qu’elles sont réhydratées. Cette capacité en fait des végétaux pionniers. Elles sont, en effet, parmi les premières plantes à coloniser un nouvel habitat, par exemple un sol dont toute la végétation a été détruite à la suite d’un incendie ou une île volcanique nouvellement formée. La reproduction sexuée des mousses se déroule en deux phases
et aboutit à la formation de spores susceptibles de se disséminer. Par temps humide, ces spores germent en formant un filament chlorophyllien, appelé protonéma, à partir duquel se développent les nouvelles plantes feuillées. Les organes reproducteurs sont formés généralement au moment des premiers froids. Les pieds fertiles comportent une collerette de feuilles, appelée corbeille, au milieu de laquelle se trouvent les organes reproducteurs. Les organes mâles où se forment les spermatozoïdes sont appelés anthéridies. Les organes femelles où se forme l’oosphère (nom donné au gamète femelle chez les plantes) sont appelés archégones. Selon les espèces de mousses, les organes reproducteurs mâles et femelles peuvent être portés par des plants différents (sexes séparés) ou par un même plant. Les mousses restent inféodées à l’eau pour leur fécondation et les spermatozoïdes sont munis d’un flagelle qui leur permet de nager. La fécondation ne peut s’effectuer que par temps humide lorsque les mousses sont recouvertes d’une pellicule d’eau dans laquelle les spermatozoïdes nagent jusqu’à l’archégone où se produit la fécondation de l’oosphère. L’œuf qui en résulte donne naissance à un organe producteur de spores, appelé sporogone, qui se développe sur le pied femelle. Par temps sec, les spores sont libérées du sporogone et disséminées par le vent.
Pour en savoir plus sur les mousses, visitez le site "Pour tout savoir sur les mousses" : http://mousse.lescigales.org/index.php
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