Un matériel pratique pour l’observation microscopique des
cellules
est constitué par le foie frais. On trouve chez les bouchers du
foie de porc, mouton, génisse, veau, poulet ou lapin et le foie
de toutes ces espèces peut être utilisé
indifféremment.
La seule contrainte dont il faut tenir compte est que le foie ne doit
pas avoir été congelé. Il peut être
intéressant
d’observer les hépatocytes car ces cellules constituent la
principale
cible des systèmes de régulation impliqués dans le
contrôle de la glycémie et il est possible d'y mettre en
évidence
la présence de glycogène. Le glycogène
peut également être extrait du même foie pour
être
caractérisé chimiquement.
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Protocole
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Couper un petit morceau de foie et gratter avec une spatule la surface
de la section de façon à déposer sur une lame de
microscope
un échantillon de la taille d'une lentille au maximum.
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Dissocier au mieux les cellules avec la spatule puis recouvrir d'une
goutte
de bleu de méthylène.
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Laisser agir environ une minute.
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Déposer une goutte de glycérol et bien mélanger
avec
la spatule.
Le glycérol rend possible l’observation de la
préparation
pendant une longue durée sans risquer l’évaporation du
milieu
de montage.
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Poser une lamelle sur l’échantillon et placer l’ensemble sur une
feuille de papier essuie-tout.
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Utiliser une autre feuille pour presser fermement sur la lamelle de
façon
à dissocier les cellules en prenant garde de ne pas casser la
lamelle.
Le papier sert à essorer le trop plein de
liquide qui s’échappe
lors du pressage.
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Essuyer soigneusement la surface de la lamelle et observer au
microscope.
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Rechercher les régions de la préparation où les
cellules
sont dissociées et suffisamment colorées pour faciliter
leur
observation.
Le même protocole peut être appliqué pour colorer la
préparation avec du lugol
(eau
iodée)
qui colore le glycogène en brun acajou. Noter que, selon
l'origine
du foie, le moment de l'abattage de l'animal et la durée de
conservation du foie après la mort, la quantité de
glycogène présent dans les
hépatocytes est extrêmement variable.
Une fois dissociés, les hépatocytes qui ont une forme
grossièrement
cubique in situ, prennent une forme arrondie due à
l'absence
des contraintes exercées par les cellules voisines dans le
parenchyme
hépatique normal. Les cellules dissociées ont un
diamètre
moyen d'une trentaine de µm mais on observe des variations de
taille
considérables, certaines cellules atteignant à peine une
vingtaine de µm alors que d'autres mesurent plus de 50 µm.
En règle générale, les cellules les plus petites
possèdent
un seul noyau tandis que les plus grandes possèdent deux voire
trois
noyaux, ce qui est en accord avec le fait bien connu que les cellules
du
foie des mammifères sont souvent polyploïdes. Les noyaux
colorés
par le bleu de méthylène sont arrondis et
présentent
le plus souvent plusieurs nucléoles. Diverses granulations sont
présentes dans le cytoplasme mais leur dimension, à la
limite
du pouvoir de résolution du microscope optique, ne permet pas de
les identifier formellement. On sait cependant que la microscopie
électronique
a révélé la richesse de l'hépatocyte en
organites
divers, mitochondries, peroxysomes, reticulum endoplasmique lisse et
granulaire,
etc.
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Cellules de foie de lapin
(x 400, coloration par le bleu de méthylène)
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Cellules de foie de lapin
(x 1000, objectif à immersion,
coloration par le bleu de méthylène) |

Cellules de foie de lapin
(x 400, coloration par le lugol)
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Cellules de foie de lapin
(x 1000, objectif à immersion,
coloration par le lugol)
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Dissoudre 100 mg de bleu de méthylène en poudre dans
100 mL d'eau distillée.
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Dissoudre 2 g d'iodure de potassium dans un peu d'eau distillée.
Ajouter progressivement 1 g d'iode tout en agitant la solution sur
agitateur magnétique.
Compléter à 20 mL avec de l'eau distillée (il
faut du lugol très concentré pour colorer le
glycogène
in
situ).
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