Travaux pratiques
IMMUNOLOGIE 1 : SOI ET NON-SOI


L'immunologie est la science qui étudie les réactions immunitaires. Ces réactions ont pour fonction d'éliminer les éléments étrangers (cellules et molécules), qualifiés d'antigènes, qui pourraient envahir l'organisme et de maintenir intacte l'identité biologique de chacun. Leur mise en jeu suppose donc que l'organisme est capable de faire la différence entre le soi (ce qui appartient à l'organisme) et le non-soi (ce qui est étranger à l'organisme).

1- Rappeler ce que l'on entend par identité biologique.

Un exemple de marqueurs du soi : les marqueurs érythrocytaires

Toutes les cellules de l'organisme possèdent à leur surface des molécules particulières qualifiées de marqueurs du soi. Ces molécules sont, le plus souvent, des protéines. Dans le cas des globules rouges, cellules anucléées (dépourvues de noyau), ces marqueurs sont des oligosaccharides liés à des protéines membranaires appelées glycophorines.

2- Qu'appelle-t-on oligosaccharides ?

3- Expliquer par quels mécanismes le programme génétique peut être capable de coder la mise en place d'oligosaccharides à la surface des membranes des GR.

Recherche d'antigènes érythrocytaires (agglutinogènes)

Principe : les marqueurs du soi de la membrane des GR sont qualifiés d'agglutinogènes. Ils constituent des antigènes pour les personnes de groupe sanguin différent. Le sérum sanguin d'une personne contient par ailleurs des anticorps, les agglutinines, dirigés contre les agglutinogènes que ne possèdent pas les GR de cette personne. Ils sont présents dès la naissance dans le sérum et sont donc qualifiés d'anticorps "naturels".

4- En dehors des anticorps naturels qui constituent une exception, quelle est habituellement la condition nécessaire à l'apparition d'anticorps dans le sérum ?

A l'aide de sérums purifiés contenant les agglutinines anti-A et/ou anti-B, il est possible de déterminer le groupe d'un sang inconnu : les GR, ou plus exactement des billes de latex qui les remplacent dans ce test, portant un antigène donné sont agglutinés lorsqu'ils sont mis en présence de l'anticorps dirigé spécifiquement contre cet antigène. La présence de ces antigènes séparément, simultanément ou leur absence détermine les groupes A, B, AB et O.

Protocole

Déposer sur la plaque trois gouttes de suspension de latex à tester à deux cm les unes des autres. Déposer deux gouttes de sérum-test anti A en face de la première, deux gouttes d'anti-B en face de la seconde et deux gouttes d'anti A+B en face de la troisième. Mélanger le sérum et le latex avec un agitateur différent pour chaque test de façon à dessiner une tache de deux cm de diamètre environ. Faire faire à la plaque quelques mouvements de va-et-vient afin de faciliter le mélange.

L'observation d'une agglutination révèle la présence à la surface des billes de latex de l'agglutinogène correspondant au sérum-test utilisé. L'absence d'agglutination traduit l'absence de l'agglutinogène correspondant.

5- Déterminer les agglutinogènes présents sur les billes de latex testées. Justifier.

6- Observer au microscope une goutte ayant subi l'agglutination et une goutte sans agglutination.

7- Comparer les observations. Formulez une hypothèse pour expliquer comment des molécules peuvent être capables de provoquer une agglutination entre les globules rouges.

Lorsque l'on détermine le groupe sanguin d'un individu, il est nécessaire de faire un second test pour confirmer la détermination. On utilise pour cela le sérum du sang testé (puisqu'il doit contenir les agglutinines dirigées contre les agglutinogènes que ses GR ne possèdent pas) et on le met en présence de globules rouges.

8-Déterminer quel(s) groupe(s) utiliser pour faire cette confirmation pour votre échantillon.

Consulter les informations sur les groupes érythrocytaires

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