|
Préparation au bac 2003
SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE
- Série S -
Corrigé sujet 3
(En raison de l'absence de sujet
des années précédentes due au changement de programme
en SVT intervenu à la rentrée 2002, les sujets ci-dessous
destinés à la préparation du bac 2003 ont été
reconstitués arbitrairement à partir de sujets des années
précédentes ou de sujets inédits. L'équilibre
des thèmes et des questions est en accord avec les instructions
officielles. |
Partie 1 (10 points) Exposé organisé
de connaissances (obligatoire et spécialité)
Immunologie
D'après sujet national, juin 2001, I
Montrez comment les cellules ayant phagocyté un antigène
étranger à l'organisme déclenchent une réaction
immunitaire aboutissant à la formation de complexes antigène-anticorps.
L'exposé sera illustré de schémas.
Corrigé
Introduction
Les réactions immunitaires acquises se déclenchent lorsqu’un
antigène est détecté par une cellule spécialisée
à la surface d’une cellule présentatrice d’antigène
(CPA) qui l’exprime. À la suite de cette phase d’induction se produit
une phase de stimulation des cellules effectrices. Dans le cas des réponses
à médiation humorale qui impliquent la production d’anticorps,
molécules effectrices formant avec les antigènes des complexes
immuns détruits ensuite par phagocytose, le déclenchement
de la réponse résulte de l’activation de lymphocytes B (LB)
à l’origine de plasmocytes sécréteurs d’anticorps.
Cette activation est due à des messagers chimiques produits notamment
par des lymphocytes T4 (LT4) et par des CPA. Nous examinerons les différents
étapes de ce mécanisme jusqu’à la formation des complexes
immuns entre antigènes et anticorps.
Présentation de l’antigène
La phase d'induction commence lorsque des phagocytes comme les macrophages,
ayant phagocyté et digéré des éléments
étrangers portant des antigènes (bactéries par exemple),
rencontrent dans les organes lymphoïdes secondaires (ganglions lymphatiques)
des cellules immunocompétentes capables de reconnaître par
leur récepteur spécifique un déterminant antigénique
(épitope) qu’elles leur présentent. En effet, les macrophages
expriment, en association avec les molécules du CMH, les déterminants
antigéniques issus des produits de la phagocytose. Les lymphocytes
T4 auxiliaires (LT4) qui sont capables de se lier à l’antigène
présenté par la CPA sont sélectionnés (sélection
clonale).
Stimulation des LT4 et des LB
La liaison entre LT4 et CPA aboutit à la sécrétion
par ces dernières de messagers chimiques, les cytokines (interleukines
notamment) qui stimulent les LT4 sélectionnés. Les LT4 répondent
à ces messages en proliférant et en sécrétant
eux mêmes des cytokines. Ces dernières agissent sur des lymphocytes
B. Toutefois, seuls les LB reconnaissant le même antigène
que les LT4 sont stimulés. D’autre part, certains LT4 se transforment
en lymphocytes mémoire.
La production des anticorps
La stimulation des LB provoque leur prolifération, leur différenciation
en plasmocytes et la production d’anticorps. Ce sont ces derniers qui,
en se liant aux antigènes, vont former des complexes antigène
anticorps permettant de les neutraliser car ils ont la même spécificité
que les cellules à l’origine de la réponse.
Le schéma ci-dessous résume l’ensemble de ces phénomènes. |
Mécanismes de la production d'anticorps
|
Conclusion
Ainsi, les CPA ayant phagocyté un antigène étranger
sont capables de déclencher une réponse aboutissant à
la formation de complexes antigène anticorps selon une cascade d’interactions
cellulaires par voie essentiellement chimique intéressant CPA, lymphocytes
T4 et B.
Toutefois, la réponse immunitaire humorale ne se termine pas
avec la formation des complexes antigène anticorps qui doivent être
éliminés de l’organisme. Cette fonction est assurée
également par des cellules phagocytaires comme les macrophages mais
aussi les granulocytes.
Retour à la page du sujet
|
Partie 2-1 (4 points)
Exploitation de documents (obligatoire et spécialité)
Parenté entre les êtres vivants actuels et
fossiles
D'après sujet national, juin 2001, II
A partir des documents et des connaissances qui s'y rapportent, retrouvez
les arguments en faveur de l'évolution des espèces ainsi
que les mécanismes génétiques à l'origine de
cette évolution.
Voir les documents du sujet
Corrigé
Introduction
De nombreux arguments depuis l’échelle moléculaire jusqu’à
celle des organismes et des populations accréditent l’idée
d’évolution. Les documents présentés illustrent notamment
l’évolution des vertébrés à partir de l’anatomie
comparée et à partir de l’évolution d’une famille
d’hormones polypeptidiques. Comme une protéine est codée
par un gène, l’étude de l’évolution moléculaire
est révélatrice des mécanismes génétiques
en cause.
L’évolution des espèces
Le document 1 présente le squelette du membre antérieur
de six vertébrés, deux fossiles et quatre actuels. Il montre
que chez chacun d’eux, le squelette du membre est formé des mêmes
pièces osseuses, humérus, radius et cubitus, main. Toutefois,
la forme et l’agencement des os varient selon l’espèce considérée.
Bien qu’assurant des fonctions différentes, nage chez le poisson,
vol chez l’archæoptéryx et l’oiseau, locomotion chez l’amphibien
et le reptile, préhension chez l’homme, il s’agit d’organes homologues
car ils sont formés des mêmes pièces ayant la même
origine embryonnaire. Communs à tous les vertébrés
tétrapodes actuels, ils montrent que ces derniers ont un ancêtre
commun disparu dont le membre antérieur comportait déjà
les mêmes os. Ce type de membre est apparu chez des poissons et a
ensuite évolué différemment chez les amphibiens, les
reptiles, les oiseaux et les mammifères. Ainsi, les espèces
actuelles dérivent des espèces plus anciennes au cours de
l’évolution et les vertébrés tétrapodes actuels
descendent d’un poisson chez lequel les membres typiques de ce groupe sont
apparus. En outre, une telle radiation évolutive est rendue possible
parce que le même plan d’organisation se prête à de
nombreuses variations permettant des fonctions différentes (vol,
nage, etc.).
Si les structures anatomiques évoluent au cours de l’évolution,
c’est qu’il en est de même des gènes. Le document 2 illustre
ainsi l’évolution moléculaire.
Mécanismes génétiques
Le document 2 présente la structure primaire (séquence)
de trois hormones polypeptidiques des vertébrés, la vasotocine,
l’ocytocine et la vasopressine (ADH). Leur séquence est très
proche puisque sur neuf acides aminés il n’y a qu’un seul acide
aminé qui diffère entre la vasotocine et les deux autres.
Cette similitude de séquence est interprétée comme
le signe d’une origine commune de ces molécules et des gènes
qui les codent. En outre, le tableau du document montre que la vasotocine
est la plus ancienne des trois, apparue chez les poissons osseux où
elle est seule présente. L’ocytocine et la vasopressine résulteraient
d’une duplication du gène de la vasotocine. L’ocytocine, présente
chez les amphibiens apparus il y a 360 Ma date donc de cette époque
tandis que la duplication du gène ayant abouti à l’ADH, présente
chez les mammifères date de 200 Ma. Les séquences montrent
que c’est le gène de la vasotocine qui a été dupliqué
deux fois car l’ocytocine et l’ADH ne diffèrent chacune de la vasotocine
que par un seul acide aminé et donc que leurs gènes ne diffèrent
que par un seul codon. Comme les mutations réverses sont rares,
on en déduit que les gènes de l’ocytocine et de la vasopressine
résultent d’une duplication du gène de la vasotocine sur
deux autres chromosomes suivie dans chaque cas d’une mutation différente,
la première datée de l’apparition des amphibiens, la seconde
de celle des mammifères. Ce mécanisme d’évolution
des gènes est connu aussi pour d’autres protéines, par exemple
les hémoglobines. De tels mécanismes d’évolution génétique
peuvent notamment expliquer la complexification du génome au cours
de l’évolution. En effet, les gènes dupliqués peuvent
évoluer indépendamment aboutissant à de nouvelles
protéines sans que les fonctions de la protéine initiale
soient modifiées.
Conclusion
Ainsi, non seulement les documents accréditent l’idée
de parentés entre espèces différentes et d’évolution
biologique mais ils montrent en outre que des mécanismes génétiques
peuvent expliquer l’origine d’innovations majeures au cours de l’évolution.
Retour à la page du sujet
|
Partie 2-2 (6 points) Exploitation de
documents (enseignement obligatoire)
Procréation
D'après sujet national, juin 2001, III
A partir de la mise en relation des informations apportées par
les documents, discutez de la diversité des effets du microprogestatif
employé par Madame A et par Madame B comme moyen de contraception.
Voir les documents du sujet
Corrigé
Introduction
Les microprogestatifs constituent une classe de contraceptifs chimiques
caractérisés par leur faible dosage en progestatif de synthèse.
La comparaison des informations tirées des documents 2 et 3 présentant
l’effet de la prise quotidienne de norgestriénone sur divers paramètres
du cycle de deux femmes avec celles tirées du document 1 présentant
les mêmes paramètres en absence de contraception chimique
va nous permettre de montrer que le microprogestatif peut agir sur différentes
cibles pour exercer son action contraceptive.
Document 1
Le document 1 va nous servir de référence car il présente
les variations de quelques paramètres d’un cycle normal chez les
deux femmes en l’absence de contraception chimique. Il montre que le cycle
normal est caractérisé par un profil de sécrétion
des hormones ovariennes présentant un pic d’œstrogènes dépassant
150 pg.mL-1 juste avant le milieu du cycle et une importante sécrétion
de progestérone pendant la deuxième moitié du cycle
qui dépasse 30 ng.mL-1 vers le vingt et unième jour. Ceci
montre qu’il y a eu ovulation puisqu’une importante sécrétion
de progestérone ne peut résulter que de la formation d’un
corps jaune. En outre, le document indique que le développement
de l’endomètre est normal, permettant ainsi la nidation. Enfin,
les données relatives à la glaire cervicale sont caractéristiques
d’un cycle normal. La glaire dont le volume varie de 0,2 à 0,4 mL
est dense pendant les phases pré et postovulatoire et devient lâche
au moment de l’ovulation. En conséquence, la vitesse de progression
des spermatozoïdes dans la glaire cervicale qui est nulle lorsque
la glaire est dense atteint 40 mm/15 min au moment de l’ovulation rendant
ainsi possible la rencontre des gamètes.
Ainsi, tant chez la femme A que chez la femme B, les différents
paramètres du cycle sont normaux et la fécondation est possible.
Il n’en est pas de même lors de la prise d’un microprogestatif comme
le montrent les documents 2 et 3.
Document 2
Le document présente les variations des paramètres précédents
lorsque la femme A prend quotidiennement 350 µg de norgestriénone.
Pendant tout le cycle, on constate une faible sécrétion d’œstrogènes,
autour de 50 pg.mL-1, et l’absence du pic préovulatoire et, pendant
la seconde partie du cycle, une faible sécrétion de progestérone
atteignant au maximum 8 ng.mL-1. Ces sécrétions hormonales
très inférieures aux sécrétions mesurées
lors d’un cycle normal montrent que l’ovulation n’a pas eu lieu. En effet,
l’absence de pic d’œstrogènes va entraîner l’absence de la
décharge ovulante de LH qui déclenche normalement l’ovulation
ce que confirme la faible sécrétion de progestérone
qui traduit l’absence de formation d’un corps jaune fonctionnel. Ainsi,
chez la femme A, la prise de 350 µg/jour de norgestriénone
conduit à un cycle anovulatoire ce qui assure la contraception.
En outre, le document 2 montre que la prise du microprogestatif se traduit
également par un développement perturbé et insuffisant
de l’endomètre. Cet effet empêcherait également une
grossesse éventuelle puisque le bon développement de la muqueuse
utérine est indispensable pour que la nidation puisse avoir lieu.
Enfin, le document montre que la prise quotidienne du microprogestatif
a aussi un effet sur la glaire cervicale qui reste dense pendant tout le
cycle et rend ainsi impossible la progression des spermatozoïdes dans
les voies génitales. Ainsi, chez la femme A, les effets du microprogestatif
s’exercent à plusieurs niveaux. Ils rendent impossible non seulement
la pénétration des spermatozoïdes dans les voies génitales
mais aussi la nidation et l’ovulation. Il n’en est pas exactement de même
chez la femme B.
Document 3
Le document montre le profil des hormones ovariennes de la femme B
caractérisé par un pic préovulatoire d’œstrogènes
de quelque 175 pg.mL-1 et une importante sécrétion de progestérone
en phase postovulatoire atteignant 30 ng.mL-1 ce qui correspond aux valeurs
normales observées en l’absence de contraception. Ceci montre que
chez la femme B le microprogestatif n’empêche pas l’ovulation puisque
le pic d’œstradiol est susceptible de provoquer le pic ovulatoire de LH
et qu’en outre l’importante sécrétion de progestérone
montre qu’un corps jaune s’est formé. Toutefois, le traitement permet
quand même la contraception car les effets sur l’endomètre
et sur la glaire cervicale sont similaires à ceux observés
chez la femme A. Ainsi, même si un ovocyte fonctionnel est libéré
au moment de l’ovulation, il ne pourra pas rencontrer de spermatozoïdes
puisque la glaire cervicale reste dense et, même si c’était
le cas, la nidation resterait impossible en raison du développement
perturbé et insuffisant de l’endomètre.
Conclusion
Ces résultats montrent que les effets de la prise quotidienne
de 350 µg de norgestriénone peuvent s’exercer à plusieurs
niveaux et peuvent être différents selon les femmes. Si la
contraception est de toute façon assurée chez les deux femmes
par le développement insuffisant de l’endomètre et par la
barrière opposée aux spermatozoïdes par l’état
de la glaire cervicale, il peut aussi s’y ajouter une inhibition de l’ovulation
comme ce qu’on observe chez la femme A.
Retour à la page du sujet
|
Partie 2-2 (6 points) Exploitation de
documents (enseignement de spécialité)
Du passé géologique à l'évolution
future de la planète
D'après Polynésie, juin 2001, III (spécialité)
On se propose de reconstituer les conditions climatiques dans lesquelles
l’Homme a évolué au cours du Quaternaire.
Exploiter les documents pour reconstituer l’évolution probable
du climat dans l’Est de la France au cours de la période du Quaternaire
considérée.
Voir les documents du sujet
Corrigé
Introduction
On reconstitue l’évolution des climats au cours des temps géologiques
en exploitant des données de diverses origines. Nous essayerons
ainsi de reconstituer l’évolution du climat de – 360 000 ans à
l’actuel, période terminale de l’ère Quaternaire, en utilisant
des données paléontologiques, géologiques et polliniques.
Le document 2 va nous permettre d’esquisser les grands traits de l’évolution
climatique sur l’ensemble de la période. Le document 3 nous permettra
de préciser certains événements des 100 000 dernières
années tandis que le document 1 concerne les 10 000 dernières
années. On peut noter qu’au cours de cette période plusieurs
hominidés ont laissé des traces fossiles en Europe comme
Homo erectus, H. sapiens neanderthalensis, H. sapiens sapiens.
Document 2
Le document 2 présente des fossiles de mammifères découverts
près de Strasbourg dans des terrains quaternaires constitués
principalement de lœss qui s’est déposé de – 360 000 à
l’actuel avec d’autres dépôts notamment d’origine fluviatile
(limons). Le lœss est constitué de particules minérales très
fines transportées par le vent notamment dans les steppes périglaciaires.
La succession de faunes de climats froids et de climats tempérés
et chauds pendant cette période reflète les changements climatiques.
De – 360 000 à – 300 000 ans, dans le lœss ancien inférieur,
on observe des fossiles qui témoignent d’une faune de mammifères
de climats tempérés et chauds, rhinocéros de Merck,
cerf, sanglier. Le climat était donc tempéré à
chaud. Toutefois, à la fin de la période, l’apparition de
Elephas trogontherii animal de climat froid montre que le climat a dû
se refroidir. En effet, de – 300 000 à – 120 000 ans, c’est une
faune de climats froids qui est présente avec le mammouth et E.
trogontherii. Un bref intermède de réchauffement se produit
durant les 20 000 années suivantes avec un foisonnement d’espèces
de climats tempérés et chauds puisque toutes les espèces
indicatrices de ces climats sont présentes. Le froid revient vers
– 100 000 ans à la limite lœss ancien moyen et lœss ancien supérieur
avec de nouveau le mammouth, E. trogontherii et l’apparition du renne.
Il persiste ensuite jusqu’à – 10 000 où le retour de l’auroch
du cerf et du sanglier témoigne de l’installation d’un climat chaud
ou tempéré tel le climat actuel.
Document 3
Le document 3 permet de préciser par des indices géologiques
l’avancement des glaciers au cours de la période – 100 000 à
- 10 000 ans. Le profil géologique tracé le long du flanc
ouest des Vosges montre que les glaciers se sont avancés jusqu’à
une altitude de quelque 600 m, alors que l’on n’en trouve aujourd’hui qu’à
une altitude beaucoup plus élevée sous notre climat. Les
glaciers ont dû descendre du Hohneck d’est en ouest compte tenu de
son altitude (1362 m). Ceci s’est produit à deux reprises une fois
jusqu’à 7,5 km, une autre fois jusqu’à 15 km. Ces données
confirment les informations apportées par les fossiles de mammifères.
Le Würm, de – 100 000 à – 10 000 était une époque
glaciaire.
Document 1
Le diagramme pollinique permet de préciser l’évolution
du climat pendant les 10 000 dernières années dans les Vosges
dont les informations du document 1 montrent qu’il s’agissait d’une période
chaude à tempérée. En effet, l’abondance relative
des pollens d’arbres aux exigences climatiques différentes est,
comme celle de fossiles d’animaux, indicatrice des climats passés.
À Sewen, on observe que de – 10 000 à – 9 000 ans les bouleaux
d’abord les plus abondants ont été remplacés progressivement
par des pins dont la fourchette de tolérance thermique est de 1
°C plus élevée, indiquant un léger réchauffement.
Puis, vers – 7 700, ans l’apparition successive du noisetier et du
chêne dont le minimum thermique est supérieur de 3 °C
à celui du pin et le maximum supérieur de 2 °C indique
un réchauffement qui a duré jusqu’à environ – 2 000
ans. Leur diminution puis l’augmentation du hêtre à partir
d’environ – 2 000 ans jusqu’à l’actuel indique un léger refroidissement
correspondant au climat tempéré actuel puisque les pollens
actuels présentent les mêmes proportions.
Conclusion
De – 360 000 ans jusqu’à l’actuel, le climat a changé
à plusieurs reprises. Des périodes tempérées
ou chaudes attestées par les faunes de mammifères ont alterné
avec des périodes froides. Entre – 100 000 et – 10 000, l’avancée
des glaciers et la présence de mammifères de climats froids
témoignent d’une période glaciaire. De – 10 000 jusqu’à
l’actuel, le climat s’est progressivement réchauffé comme
le montrent les faunes et les pollens, ces derniers indicateurs permettant
de préciser que la période la plus chaude s’est produite
de – 5 800 à – 2 000 ans avant que ne s’installe le climat actuel.
Retour à la page du sujet
|
|
|
|
|
|