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Préparation au bac 2003
SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE
- Série S -
Corrigés sujet 1
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| Partie 1 (10 points) Exposé organisé
de connaissances (obligatoire et spécialité)
Parenté entre les êtres vivants actuels et
fossiles
D'après Amérique du Nord - Juin 1998, I
Expliquez comment les homologies observées à l'échelle
des organismes et des molécules apportent des arguments en faveur
de l'évolution des êtres vivants.
Corrigé
Introduction
L'évolution implique une filiation entre les espèces
et donc une parenté d'autant plus étroite que les espèces
partagent un ancêtre commun plus récent. Ceci implique que
des caractères ancestraux ont pu évoluer différemment
chez les descendants d'un ancêtre commun mais qu'il reste possible
d'identifier leur origine commune. On parle alors de caractères
homologues. Aussi, l'identification de ces caractères constitue
un argument en faveur de relations de parenté entre les êtres
vivants et donc en faveur de l'évolution. Nous examinerons quelques
exemples de ces homologies à l'échelle de l'organisme et
à l'échelle moléculaire.
A l'échelle de l'organisme
La comparaison du squelette des membres antérieurs chez tous
les vertébrés actuels, comme par exemple les primates, les
cétacés, les chauve-souris, les oiseaux et fossiles, comme
les dinosaures et les ptérosaures (Reptiles volants du Secondaire)
montre que quelle que soit sa fonction (préhension, nage, vol, marche),
le membre antérieur de tous les vertébrés est construit
sur un même plan vraisemblablement hérité d’un ancêtre
commun. On retrouve les mêmes segments osseux (humerus, radius, cubitus,
carpe, métacarpe, phalanges) affectés de transformations
variées conduisant à des fonctions différentes. Il
s'agit donc d'organes homologues dérivant de transformations d'un
plan de base commun aux Vertébrés tétrapodes. Selon
les évolutions différentes de ce plan de base dans les divers
groupes il conduit à différents types de membres, bras, patte,
nageoire ou aile, par exemple.
La comparaison du développement embryonnaire montre également
des étapes communes à tous les vertébrés, révélatrice
d’une origine commune, et des caractéristiques propres aux différents
groupes qui rendent compte de leur diversité.
A l'échelle moléculaire
Par référence aux organes homologues, on parle de molécules
homologues pour des molécules informatives (acides nucléiques
et protéines) présentant des similitudes structurales ou
fonctionnelles qui ne peuvent être dues au hasard. Ainsi, les hémoglobines
des mammifères sont plus proches entre elles que des hémoglobines
des autres vertébrés. Plus les espèces sont proches
et plus elles ont de molécules en commun et plus ces molécules
communes ont de similitudes de séquences. Ceci est interprété
comme une conséquence de l’évolution, les gènes et
donc les protéines accumulant d’autant plus de mutations que les
espèces se sont séparées depuis plus longtemps.
En outre, il existe des familles de molécules homologues.
Ainsi, les globines des Vertébrés (myoglobine, chaînes
a, b, d, g, etc. de l'hémoglobine) sont codées par des gènes
appartenant à une famille multigénique. Dans ce cas, l'apparition
des différentes globines est attribuée à la duplication
de gènes qui subissent ensuite une évolution propre les différenciant
du gène ancestral car le nombre de chaînes différentes
de globines dont chaque groupe possède les gènes est d'autant
moins important que la date d'apparition du groupe, connue par les fossiles,
est plus ancienne. Le dénombrement des motifs identiques et
des motifs différents dans les diverses globines appartenant aux
différents groupes de Vertébrés permet d'établir
une généalogie compatible avec celles établies sur
d'autres bases (anatomie comparée, embryologie, immunologie, paléontologie).
Il en est de même lorsque l'on analyse d'autres familles de molécules.
L'évolution des molécules informatives par accumulation de
mutations dans les gènes est un des mécanismes de l'évolution
car il crée de la diversité : des modifications dans les
gènes peuvent s'accompagner de modifications phénotypiques
sur lesquelles s'exerce la sélection.
Conclusion
A quelque niveau d'organisation que l'on se place, ici de la molécule
à l'organisme, les homologies ne peuvent s'expliquer que par l'évolution
des espèces. Désormais, le faisceau d'arguments est tel que
l'on considère l'évolution comme un fait. C'est la seule
explication scientifique plausible de l'unité et de la diversité
du vivant.
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Partie 2-1 (4 points) Exploitation de
documents (obligatoire et spécialité)
Stabilité et variabilité des génomes
D'après sujet national, septembre 2001, II
À partir du document proposé et de vos connaissances,
expliquez la diversité génétique des individus obtenus
à l’issue du deuxième croisement.
Vos explications seront accompagnées d’une schématisation
mettant en évidence les mécanismes chromosomiques impliqués
dans la transmission des allèles au cours du deuxième croisement.
Voir les documents du sujet
Corrigé
Introduction
La diversité génétique des populations résulte
du fait que la plupart des gènes comportent plusieurs allèles,
formes différentes du même gène, alors que chaque individu
ne possède dans ses cellules que deux allèles d’un même
gène. Les croisements expérimentaux proposés vont
nous permettre d’expliquer les mécanismes à l’origine de
l’apparition de phénotypes nouveaux reflétant de nouvelles
combinaisons génétiques formées lors de la reproduction
sexuée. Après avoir montré que les gènes en
cause sont situés sur un même chromosome, nous donnerons une
interprétation chromosomique de la recombinaison méiotique
à l’origine de la diversité génétique.
Analyse des croisements
Les croisements effectués concernent deux caractères,
l’aspect de l’abdomen et celui du thorax. Puisque chaque caractère
n’existe que sous deux formes, abdomen uni ou abdomen rayé, d’une
part, thorax portant des soies ou thorax dépourvu de soies, d’autre
part, il y a deux couples d’allèles en cause. Puisqu’il s’agit de
lignées pures, les parents sont homozygotes pour chacun des deux
gènes.
Premier croisement
L’allèle abdomen uni est dominant sur l’allèle abdomen
rayé (a+ > a) et l’allèle thorax portant des soies est dominant
sur l’allèle thorax dépourvu de soies (t+ > t) puisqu’ils
s’expriment chez les hétérozygotes de la première
génération. Dans ces conditions, le premier croisement s’écrit
: |
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phénotype |
génotype |
gamètes |
| Femelle |
[a+, t+] |
a+//a+, t+//t+ |
a+, t+ |
| Mâle |
[a, t] |
a //a, t //t |
a, t |
| F1 |
[a+, t+] |
a+//a, t+// t |
|
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Deuxième croisement
Une femelle F1, donc hétérozygote pour chacun des deux
gènes, est croisée avec un mâle homozygote récessif.
Femelle F1 [a+, t+], a+//a, t+// t X Mâle [a, t],
a//a, t //t
C’est un croisement test qui permet de connaître les gamètes
formés par l’hybride F1. Le tableau de croisement est indiqué
ci-dessous. |
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Gamètes mâles :
Gamètes femelles : |
a, t (100 %) |
| a+, t+ |
a, t// a+, t+
40 % [a+, t+] |
| a+, t |
a, t// a+, t
10 % [a+, t] |
| a, t+ |
a, t// a, t+
10 % [a, t+] |
| a, t |
a, t// a, t
40 % [a, t] |
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| La composition de la F2 montre que les gènes sont liés,
c’est à dire que leurs locus sont situés sur le même
chromosome. Si les gènes étaient indépendants, on
obtiendrait 25 % de chaque phénotype, ce qui n’est pas le cas. Le
tableau montre qu’il y a eu 20 % de gamètes recombinés, a+,
t et a, t+ conduisant à deux phénotypes nouveaux par rapport
aux phénotypes parentaux. La recombinaison des allèles se
produit au cours de la méiose.
Mécanismes chromosomiques de la recombinaison
Au cours de la prophase de la première division de la méiose,
les chromosomes homologues peuvent échanger des segments (crossing
over). Si les deux chromosomes homologues portent deux couples d’allèles
différents, il se forme des combinaisons génétiques
nouvelles à l’origine de phénotypes nouveaux comme dans le
croisement avec la femelle F1. On parle de recombinaison intrachromosomique.
Le schéma ci-dessous résume ce mécanisme. |
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Recombinaison intrachromosomique
La rencontre de ces gamètes, dont 20 % sont recombinés,
avec des gamètes portant tous les deux allèles récessifs
conduit aux proportions phénotypiques observées.
Conclusion
La recombinaison génétique due aux échanges de
segments chromosomiques au cours de la prophase I de la méiose,
donne naissance à des gamètes portant des combinaisons d’allèles
nouvelles par rapport à celles des parents. La recombinaison génétique
augmente ainsi la diversité génétique. Lorsque les
gènes en cause sont liés, la proportion de gamètes
recombinés dépend de la distance entre les gènes sur
le chromosome.
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Partie 2-2 (6 points) Exploitation de
documents (enseignement obligatoire)
Immunologie
D'après Antilles-Guyane, septembre 1999, III
Expliquez à l'aide des documents proposés, les mécanismes
intervenant dans la lutte contre le virus de l'hépatite B.
Voir les documents du sujet
Corrigé
Introduction
Au cours d'une infection par le virus de l'hépatite B (VHB),
on observe une nécrose du foie à la suite de la pénétration
des virus dans les hépatocytes. Les informations tirées des
documents montrent qu'une réponse immunitaire à médiation
humorale et une réponse à médiation cellulaire se
déclenchent à la suite de l'infection et que la nécrose
hépatique est liée à l'action cytotoxique des lymphocytes
T sur les hépatocytes infectés.
Une double réponse immunitaire spécifique
L'électrophorèse des protéines du sérum
sanguin montre que chez l'individu malade les gamma-globulines sont considérablement
augmentées ce qui révèle une réponse immunitaire
à médiation humorale car les gamma-globulines sont des anticorps
caractéristiques d'une telle réponse, produits en réaction
à une infection. En outre, le document 2b permet de préciser
que ces anticorps sont produits spécifiquement contre les deux antigènes
du VHB, les particules HBs et Hbe. En effet, lorsqu'ils diffusent dans
un gel à la rencontre de ces particules, les anticorps produisent
un arc de précipitation le long de la ligne de rencontre, traduisant
la liaison spécifique antigène-anticorps. Les deux types
d'anticorps anti-s et anti-e présents dans la fraction gamma-globulines
du sérum du malade caractérisent une réponse humorale
dirigée contre le VHB et révèlent la séroconversion.
La réponse humorale se double d'une réponse cellulaire. En
effet, lorsque des LT et des hépatocytes infectés sont cultivés
ensemble, le document 4b montre que des LT cytotoxiques (LTc) attaquent
et détruisent les cellules infectées. Les expériences
proposées permettent d'expliquer les mécanismes mis en jeu
dans les deux types de réponses.
Mécanismes de la réponse humorale
Les cellules productrices d'anticorps sont les plasmocytes. Le document
3 révèle dans quelles conditions ces cellules sont produites.
Lorsque différents types de cellules immunitaires sont cultivées
ensemble, on observe la présence de nombreux plasmocytes uniquement
si trois types différents de cellules immunitaires sont présentes,
des LB, des LT et des macrophages. De plus, les plasmocytes n'apparaissent
que si les macrophages proviennent de l'individu infecté. En revanche,
bien que les LT et les LB aient été prélevés
chez un vrai jumeau, donc présentant le même génotype
que le malade, mais non infecté, il y a production de plasmocytes.
Ces résultats s'expliquent par l'identité du CMH chez les
vrais jumeaux. En effet, les LB se transforment en plasmocytes sous l'action
des cytokines produites par des LT auxiliaires (LT4). Ces derniers sont
stimulés lorsque des macrophages ayant phagocyté des particules
virales leur présentent les antigènes viraux associés
à des molécules du CMH. Ainsi, seule la culture 4 présente
l'ensemble des conditions requises pour induire la transformation des LB
en plasmocytes capables de produire des anticorps.
Mécanismes de la réponse cellulaire
Les effecteurs de la réponse cellulaire sont des LT8 cytotoxiques.
Le document 4a montre que la destruction des cellules hépatiques
infectées par ces cellules ne se produit que lorsque des LT sont
stimulés à la suite de l'infection et se multiplient pour
donner naissance à des LT cytotoxiques. Ceci se produit uniquement
si les LT proviennent du malade car la phase d'induction qui permet la
stimulation des LT ne peut se produire qu'après présentation
des antigènes aux LT par les macrophages comme dans le cas précédent.
En présence de cellules cibles infectées, les LT du malade
se multiplient comme le montre la très forte incorporation de thymine
radioactive. On peut penser que les deux types de LT, LT4, producteurs
de cytokines et LT8, effecteurs de la cytotoxicité ont été
prélevés après avoir été stimulés
chez le malade. Les LT8 détruisent les hépatocytes par cytolyse
en entrant en contact avec eux comme le montre le document 4b.
Conclusion
L'infection par le VHB déclenche une double réponse immunitaire
: une réaction à médiation humorale dirigée
contre les virus circulants (non soi) et une réaction à médiation
cellulaire dirigée contre les cellules infectées qui expriment
alors des antigènes viraux (soi modifié). Dans les deux cas,
le déclenchement de la réponse nécessite une phase
d'induction au cours de laquelle des LT sont stimulés par les cellules
présentatrices d'antigène (les macrophages) et activent les
cellules à l'origine de la phase effectrice. Dans le cas de la réponse
cellulaire, les hépatocytes infectés sont détruits
par les LT8 ce qui aboutit à la nécrose hépatique.
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Partie 2-2 (6 points) Exploitation de
documents (enseignement de spécialité)
Du passé géologique à l'évolution
future de la planète
D'après Amérique du Nord, juin 2001, III
Différentes méthodes d’étude permettent de reconstituer
les paléoenvironnements dans lesquels la lignée humaine a
évolué.
À partir des informations tirées des quatre documents,
montrer les modifications de l’environnement qui caractérisent le
Quaternaire récent dans l’hémisphère Nord.
Voir les documents du sujet
Corrigé
Introduction
Des méthodes variées sont utilisées pour reconstituer
les paléoenvironnements. Les variations passées de différents
paramètres, climat, niveau de la mer, répartition des espèces
marines et terrestres, ont laissé des indices de nature différente.
Nous montrerons ainsi que les résultats obtenus par des méthodes
aussi différentes que l’utilisation du thermomètre isotopique
des carbonates, l’identification d’espèces marines ou terrestres
aux exigences thermiques bien connues ou encore la reconstitution des variations
du niveau de la mer convergent pour montrer qu’au cours du Quaternaire
récent une période de refroidissement intense s’est produite
dans l’hémisphère Nord entre – 20 000 ans et – 15 000 ans
suivie d’une période de réchauffement jusqu’au climat actuel
atteint il y a environ 8 000 ans. Nous examinerons successivement ces différentes
périodes.
De – 20 000 ans à – 15 000 ans
Les variations du niveau de la mer peuvent être reconstituées
à partir de différents restes d’organismes qu’il est possible
de dater. Le document 4 montre qu’il y a 20 000 ans ce niveau était
inférieur de 100 m par rapport au niveau actuel, qu’il a atteint
son point le plus bas, - 125 m, il y a 18 000 ans et qu’il est remonté
ensuite progressivement avant de se stabiliser il y a 5 000 ans à
son niveau actuel. Or le niveau de la mer est dépendant du climat.
Plus le climat est froid, plus il y a de glaces immobilisée au niveau
des calottes polaires, des glaciers, etc. et plus le niveau des mers baisse.
Le document indique donc que le climat s’est refroidi à partir de
- 20 000 et a atteint les températures les plus froides il y a 18
000 ans avant de se réchauffer progressivement. Les autres documents
confirment ce point de vue.
Ainsi, le diagramme d’abondance de Globorotalia menardii, un foraminifère
planctonique (document 2), montre que cette espèce était
rare en mer des Caraïbes il y a 20 000 ans, qu’elle y a disparu il
y a 18 000 ans et que son abondance a augmenté ensuite progressivement.
S’agissant d’une espèce de mer chaude, ceci confirme l’évolution
générale des températures sur cette période.
Comme les exigences thermiques de cette espèce sont étroites,
on en déduit que les températures ont dû s’abaisser
en dessous de 10°C il y a 18 000 ans et remonter à peine au
dessus de 10°C il y a 15 000 ans. Les autres informations dont nous
disposons confirment que cette période a été la plus
froide aussi bien dans les océans que sur les continents. En effet,
le diagramme pollinique du document 3 montre qu’au cours de cette période
l’armoise était majoritaire. Or il s’agit d’une plante caractéristique
d’un environnement de steppes froides qui ne peut se maintenir si la température
moyenne dépasse 5°C. Enfin, l’utilisation du thermomètre
isotopique des carbonates permet de confirmer que les température
de surface ont diminué de 8°C à environ 5°C entre
– 18 000 et – 15 000 ans et que le volume des glaces continentales a augmenté
au cours de cette période traduisant l’existence d’une période
glaciaire. Toutefois, il existe un décalage dans le temps de la
période la plus froide qui s’est produite vers – 15 000 ans au Portugal
et en Ariège et à – 18 000 ans ailleurs ce qui traduit peut-être
des différences dues à la latitude.
De – 15 000 ans à – 8 000 ans
Les différentes méthodes convergent pour montrer qu’un
réchauffement progressif s’est produit au cours de cette période.
Le niveau de la mer a continué à baisser avec une vitesse
constante de 12,5 m/1 000 ans jusqu’à – 10 000 ans et encore plus
vite de – 10 000 à - 8 000 avec 16 m/1 000 ans, traduisant la fonte
des glaces liée au réchauffement. Le diagramme d’abondance
de G. menardii le confirme puisque son abondance a augmenté parallèlement
indiquant un climat subtropical dans la région caraïbes avec
des températures entre 18 et 24°C atteintes à la fin
de la période. Dans le milieu continental, on constate également
un réchauffement puisque l’abondance de l’armoise a commencé
à diminuer dès – 15 000 ans tandis que l’apparition du bouleau
à – 13 000, celle du chêne à – 11 000 puis la disparition
de l’armoise à – 10 000 ans caractérisent la disparition
de la steppe et l’établissement de la taïga puis de forêts
tempérées. Le thermomètre isotopique confirme la tendance
au réchauffement mais sa plus grande précision permet d’identifier
un bref épisode de refroidissement à la fin de cette période,
il y a 10 000 ans, qui correspond à un épisode de Taïga
en Ariège.
De – 8 000 ans à l’actuel
Durant les 8 000 dernières années, l’environnement n’a
guère été modifié. Le niveau de la mer s’est
stabilisé dès – 5 000 ans à son niveau actuel indiquant
des températures stables comme le confirme le diagramme d’abondance
de G. menardii permettant de les situer dans une fourchette de 18 à
24°C dans les Caraïbes. Le diagramme pollinique indicatif de forêts
tempérées ne se modifie pas au cours de cette période
indiquant un environnement stable. Des fluctuations peu importantes de
la température moyenne se sont néanmoins produites, épisode
de réchauffement avec une température supérieure à
24°C dans les Caraïbes il y a 3 000 ans et un réchauffement
moyen de 2°C entre – 3 000 ans et - 1 000 ans au Portugal.
Conclusion
L’ensemble de ces informations montre que l’homme a connu dans l’hémisphère
Nord une période glaciaire autour de – 15 000 ans. L’environnement
est devenu petit à petit plus favorable car le climat s’est réchauffé
progressivement ensuite. Le climat actuel s’est installé plus ou
moins récemment entre – 8 000 et – 5 000 ans selon les régions
avec parfois des fluctuations mineures.
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