L'APPAREIL
URINAIRE ET LES FONCTIONS RENALES
1. Cellules sanguines (2 points)
1.1
Chez ce patient, seul le nombre de globules rouges
est dans les limites physiologiques. Tous les autres paramètres
étudiés sont abaissés. On observe une leucopénie
et une thrombopénie ainsi qu’une anémie sévère.
Celle ci s’accompagne d’un hématocrite diminué d’un tiers
due à une diminution du volume globulaire moyen d’un tiers également.
1.2
La leucopénie, diminution du nombre de
globules blancs a pour conséquence une diminution des capacités
de réponse immunitaire et augmente donc le risque d’infections chez
le patient.
La thrombopénie, diminution du nombre
de plaquettes, a pour conséquence une diminution des capacités
de coagulation et augmente donc le risque d’hémorragie.
1.3
Étant donné que le nombre d’hématies
est normal, l’anémie observée est liée notamment à
la microcytose car des globules rouges plus petits contiennent moins d’hémoglobine.
En effet, chez ce patient, le volume globulaire moyen est diminué
de plus d’un tiers ce qui se traduit par un hématocrite également
diminué d’un tiers. Toutefois, la concentration en hémoglobine
étant diminuée de près des deux tiers, l’anémie
n’est pas seulement due à la microcytose.
La principale conséquence de l’anémie
est un approvisionnement insuffisant des tissus en dioxygène
2. Circulation sanguine (4 points)
2.1 Le système circulatoire
2.2 La révolution cardiaque
2.2.1
a + b + c + d + e
2.2.2
Le graphique montre l’évolution du volume
ventriculaire (VV) gauche pendant 1,4 s soit presque deux révolutions
cardiaques. La période a montre une augmentation du VV qui passe
de 120 à 140 mL en raison de la systole auriculaire : la contraction
du myocarde auriculaire chasse le sang dans le ventricule. Au cours de
la période b, le VV ne varie pas. La valvule sigmoïde aortique
étant fermée, c’est une phase de contraction isovolumétrique
du myocarde ventriculaire. Elle augmente la pression sanguine dans le ventricule
aboutissant à la fermeture de la valvule auriculoventriculaire gauche
(valvule mitrale). À la fin de la période b, l’augmentation
de pression ouvre la valvule sigmoïde. Le sang est alors propulsé
dans l’aorte ce qui se traduit par la diminution du VV observée
en c . C’est donc la phase d’éjection de la systole ventriculaire.
À la fin de cette phase, c’est le début de la diastole (d).
La diminution de pression dans l’aorte ferme la valvule sigmoïde et
le VV ne varie pas, la valvule mitrale étant encore fermée.
Lorsqu’elle s’ouvre au début de e, le sang remplit passivement le
ventricule ce qui se traduit par une augmentation du VV, d’abord rapide
puis plus lente. Le remplissage ventriculaire se poursuit lors de la systole
auriculaire (f) correspondant au début d’une nouvelle révolution
cardiaque.
2.2.3
a + b + c + d + e représentent 0,78 s.
Le volume d’éjection systolique est le
volume propulsé dans l’aorte lors de la contraction du myocarde
ventriculaire. Lors de cette phase d’éjection (c), le volume ventriculaire
passe de 140 mL à 45 mL. Le volume d’éjection systolique
est donc égal à 140 – 45 = 95 mL.
2.2.4
Fréquence cardiaque (FC) : nombre de contractions par minute.
Débit cardiaque (DC) : volume de sang propulsé par le
cœur par minute.
FC : une révolution cardiaque dure 0,8 s. Il y a donc 60/0,8
= 75 min-1.
DC : le débit cardiaque est égal au volume d’éjection
systolique multiplié par la fréquence cardiaque soit : 95
x 75 = 7,125 L.
3. Échanges gazeux (4 points)
3.1 Transport du dioxygène
3.1.1

alpha et béta représentent les deux types de globines dont
l’association deux à deux constitue l’hémoglobine (alpha
2 béta 2). Chaque globine comporte un noyau hème contenant
du fer auquel se lie le dioxygène.
4 O2 + Hb ------> Hb(O2)4
dioxygène + hémoglobine -------> oxyhémoglobine
3.1.2
3.1.3
La PO2 du sang arrivant aux tissus
étant de 13,2 kPa, il transporte 193 mL d’O2 par litre.
La PO2 du sang sortant des tissus étant de 5,3 kPa, il
transporte 145 mL d’O2 par litre. En conséquence, le
volume d’O2 délivré aux tissus est de 193 – 145
= 48 mL d’O2 par litre de sang.
3.1.4
3.1.4.1
La pression partielle de dioxygène diminue
avec l’altitude passant de 14 kPa au niveau de la mer à 4,1 kPa
à 7 000 m d’altitude. En conséquence, puisque le pourcentage
de saturation en O2 de l’hémoglobine diminue avec la
pression partielle d’O2, le volume d’O2 fixé
passe de 194 mL par litre de sang au niveau de la mer à 112 mL à
7 000 m.
3.1.4.2
L’hématocrite est le volume relatif occupé
par les hématies dans un litre de sang. À 4 000 m d’altitude,
la pression partielle en dioxygène est égale à environ
6,5 kPa correspondant pour l’hémoglobine à une capacité
de fixation du dioxygène de 165 mL par litre de sang au lieu de
194 mL au niveau de la mer. L’organisme s’adapte à cette diminution
des capacités de transport de l’hémoglobine en stimulant
l’érythropoïèse par une augmentation de la sécrétion
d’érythropoïétine, une hormone qui stimule la production
des globules rouges. De cette manière, l’organisme compense la diminution
des capacités de transport de dioxygène par un nombre accru
d’hématies qui se traduit par un hématocrite plus élevé.
3.2 Le transport du dioxyde de carbone
3.2.1
Le dioxyde de carbone est transporté par
le sang sous diverses formes.
Environ 5 % du CO2 transporté
l’est sous forme dissoute car la solubilité du CO2 dans
l’eau est vingt fois supérieure à celle du dioxygène.
Environ 75 % du CO2est transporté
sous forme d’ion hydrogénocarbonate (HCO3-)
qui résulte d’une réaction chimique entre l’eau et le CO2
catalysée par une enzyme des hématies, l’anhydrase carbonique.
L’équation bilan de cette réaction
est la suivante : CO2 + H2O ----> HCO3-
+ H+.
Dans les globules rouges, l’ion HCO3-
se combine à l’ion sodium (hydrogénocarbonate de sodium).
L’ion HCO3- diffuse aussi des hématies
vers le plasma où il se combine à l’ion potassium (hydrogénocarbonate
de potassium).
Enfin, environ 20 % du CO2 se
combine avec des fonctions amine (NH2) des protéines,
notamment avec l’hémoglobine, sous forme de composés carbaminés
comme la carbaminohémoglobine selon l’équation bilan :
Protéine-NH2 + CO2
-------> Protéine-NH-COOH
3.2.2
La liaison et la dissociation dépendent
de la pression partielle en dioxyde de carbone. Un pH bas ou une pression
partielle importante de CO2 provoquent une augmentation de la
dissociation de l’oxyhémoglobine car ils diminuent son affinité
pour O2. Il en résulte qu’au niveau d’un tissu actif
qui libère davantage de CO2, l’hémoglobine relâche
davantage de O2.
1. Tabagisme. (2
points)
1.1
Le tabagisme est l’intoxication aiguë ou
chronique provoquée par l’abus du tabac. Le tabagisme actif correspond
à l'inhalation volontaire de la fumée du tabac tandis que
le tabagisme passif est l'inhalation involontaire de la fumée dans
les endroits où se trouvent des fumeurs.
1.2
2. Examens paracliniques (3 points)
Coronarographie
Principe
Elle repose sur l’opacification du réseau
coronarien par un produit de contraste qui permet de le visualiser par
radiographie.
Intérêt
Elle permet de visualiser le réseau des
artères coronaires.
Avantages
Elle permet de diagnostiquer une maladie coronarienne,
d’en faire le bilan (localisation et étendue des lésions,
anatomie du réseau coronarien) et de choisir le traitement le plus
approprié.
Inconvénients
C’est une méthode invasive car nécessitant
un cathétérisme et l'injection d'un produit de contraste
à base d'iode. Elle utilise de plus les rayons X. Elle ne peut être
fréquemment répétée et présente des
risques de complications thromboemboliques, en particulier l’infarctus
du myocarde.
Doppler
Principe
C'est une méthode d’examen des vaisseaux
(artères et veines) reposant sur l'utilisation de l’effet Doppler
(décalage de la fréquence avec l'éloignement) appliqué
à une source d’ultrasons se réfléchissant sur le sang
en mouvement.
Intérêt
Il permet la détection d’obstacles à
l’écoulement du sang (sténoses et plaques d'athérome).
Avantages
Le Doppler est une méthode non invasive,
indolore, non dangereuse, ne nécessitant pas de préparation
du malade, facile à faire et peu onéreuse. Il permet aussi
de localiser et quantifier les emboles.
Inconvénients
Le seul inconvénient du Doppler est d’être
peu spécifique (il mesure la vitesse du sang dans un vaisseau mais
cette dernière ne dépend qu’en partie du diamètre
du vaisseau).
Spirométrie
Principe
C’est la mesure des volumes et des débits
d’air échangés au cours de la ventilation pulmonaire.
Intérêt
Elle permet de détecter des obstacles
(obstructif ou restrictif) à l’écoulement de l’air dans les
voies respiratoires.
Avantages
C’est une méthode non invasive ne nécessitant
pas de préparation du sujet.
Inconvénients
Elle nécessite une bonne coopération
du patient et une grande rigueur dans les mesures.
3. Traitement (1 point)
On utilise des timbres transdermiques (patch)
à la nicotine comme traitement de substitution lors du sevrage des
fumeurs dépendants car ils délivrent en continu de la nicotine
qui passe dans le sang à travers la peau. Ceci permet de maintenir
un taux constant de nicotine qui empêche les manifestations du manque
quand le sujet cesse de fumer.
Il est alors absolument nécessaire de
ne pas fumer. En effet, si le patient fume alors que le timbre est posé,
la nicotine de la fumée s’ajoute à celle du timbre conduisant
à une concentration trop élevée de nicotine dans le
sang.
Partie 3 (4 points)
TERMINOLOGIE MEDICALE
1. Définitions (1,25 point)
Précordialgies : douleurs dans
la région située en avant du cœur.
Artérite : inflammation d’une artère
Expectorations : évacuation par
la bouche de sécrétions provenant des voies respiratoires.
Désigne aussi les matières évacuées.
Dyspnée : difficultés respiratoires,
essoufflement.
Bronchite : inflammation des bronches.
Électrocardiogramme : enregistrement
graphique à l’aide d’électrodes externes des courants d’action
produits par le cœur au cours du temps (activité électrique
du cœur).
Sténoses : rétrécissement
anormal d'un conduit ou d'un orifice de l'organisme.
Gazométrie : au sens propre, c’est
la mesure des volumes gazeux. La gazométrie sanguine est la mesure
de la concentration des gaz du sang (dioxygène et dioxyde de carbone).
Cholestérolémie : taux de
cholestérol sanguin.
Sphère O.R.L. : sphère oto-rhino-laryngologique
qui désigne l’ensemble des cavités qui communiquent entre
oreille moyenne, fosses nasales et larynx.
2. Termes médicaux correspondant aux expressions (1,25 point)
1. Hypoxie
2. Médiastin
3. Bronchectasie
4. Thrombolytique
5. Anesthésie
6. Cathétérisme
7. Angioplastie
8. Hémoptysie
9. Holter
10. Coronaropathie
3. Définir et comparer deux à deux (1,5 point)
1. Sevrage et overdose
Sevrage : c’est initialement l’arrêt de
l'allaitement maternel chez le nourrisson mais on appelle aussi de cette
manière l’arrêt de la prise de drogue chez un toxicomane.
Overdose : terme anglais désignant une
surdose d’une substance, drogue ou médicament.
Les deux termes peuvent se rapporter à
la toxicomanie, arrêt de la consommation de drogue dans un cas, dose
excessive de drogue dans l’autre.
2. Hématurie et hématome
Hématurie : présence de sang dans
les urines.
Hématome : collection de sang à
l’intérieur d’un tissu.
Les deux termes se réfèrent à
la présence anormale de sang, dans le premier cas dans l’urine,
dans le second dans un tissu.
3. Séroprophylaxie et vaccination
Séroprophylaxie : traitement prophylactique
(préventif) d’un sujet exposé à une maladie contagieuse
fondé sur l'utilisation d’un immunsérum spécifique.
Vaccination : immunisation contre un agent infectieux
réalisée en déclenchant une immunité spécifique
par l'administration d'antigènes dépourvus de pouvoir pathogène.
Dans les deux cas, on utilise les propriétés
protectrices des anticorps vis à vis des agents infectieux mais
dans le premier cas il s’agit d’un apport exogène d’anticorps alors
que dans le second on provoque la formation d’anticorps par l’organisme.
4. Crénothérapie et cryothérapie
Crénothérapie : utilisation thérapeutique
des eaux minérales.
Cryothérapie : utilisation thérapeutique
du froid.
Il s’agit dans les deux cas d’une méthode
de traitement (suffixe thérapie) mais la racine créno
correspond aux eaux minérales tandis que la racine cryo correspond
au froid.