SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE
- Série S -
Amérique du Nord, juin 2001
Corrigés
Sujet
Le rôle central des lymphocytes T4 dans la réponse immunitaire.
Dans un exposé structuré et judicieusement illustré,
présentez les caractéristiques des lymphocytes T4 et montrez
leur rôle central dans les mécanismes immunitaires.
Introduction
Les réactions immunitaires spécifiques, déclenchées
lorsqu’un antigène est détecté par le système
immunitaire, dépendent de la coopération de diverses catégorie
de cellules. Parmi elles, les lymphocytes T4 (LT4) ont un rôle central
dans cette coopération, notamment parce qu’ils sont à l’origine
du déclenchement de la réponse et de son amplification. Ces
fonctions sont liées à leurs caractéristiques, en
particulier leurs caractéristiques moléculaires. Après
une brève présentation des LT4, nous montrerons en quoi leurs
caractéristiques expliquent leurs fonctions dans l’induction et
l’amplification des réactions immunitaires spécifiques.
Présentation des LT4
Comme toutes les cellules du système immunitaire, les lymphocytes
naissent dans la moelle osseuse. Ce sont des cellules arrondies de 8 à
15 µm de diamètre possédant un noyau volumineux. Les
lymphocytes T constituent une catégorie de lymphocytes qui acquièrent
leur immunocompétence dans le thymus et sont caractérisés
notamment par la présence de récepteurs T. Les LT4, une catégorie
particulière de LT appelés aussi lymphocytes T auxiliaires,
sont caractérisés par la présence sur leur membrane
non seulement du récepteur T mais aussi de récepteurs CD4
qui leur sont propres et auxquels ils doivent leur nom de T4. Les récepteurs
membranaires des LT4 rendent compte de leurs capacités de reconnaissance
spécifique de l’antigène et interviennent lors de la phase
d’induction. En outre, les LT4 sont capables de sécréter
des cytokines, messagers chimiques qui stimulent d’autres cellules ce qui
les rend indispensables lors de la phase d’amplification. Examinons ces
caractéristiques et leur implication dans les mécanismes
immunitaires.
Le récepteur T et la phase d’induction
Une réaction immunitaire spécifique démarre lorsque
des LT4 reconnaissent un antigène. Cette reconnaissance spécifique
est due au récepteur T. Le récepteur T est une protéine
membranaire formée par l’association de deux chaînes polypeptidiques
différentes (? et ?) liées de façon covalente. Chaque
chaîne possède une région constante et une région
variable. Les parties constantes permettent l’ancrage de la molécule
dans la membrane du lymphocyte tandis que les parties variables reconnaissent
spécifiquement un antigène et permettent au LT de s’y lier.
Le schéma ci-dessous présente la structure du récepteur
T.



Sujet
À partir des informations tirées de l’exploitation du
document 1 et de vos connaissances, expliquez la genèse et les caractéristiques
de la propagation d’un message nerveux dans le cas d’une fibre non myélinisée.
Les phénomènes ioniques impliqués ne sont pas
attendus.
Introduction
Les message nerveux qui circulent le long des fibres nerveuses sont
constitués de signaux unitaires, les potentiels d’action, dont la
fréquence est modulée. En nous appuyant sur l’analyse du
document 1 nous montrerons d’abord que le potentiel d’action correspond
à une brève inversion du potentiel de membrane résultant
de la dépolarisation de la fibre au dessus d’un seuil. Nous étudierons
ensuite sa propagation pour montrer que les potentiels d’action obéissent
à la loi du tout ou rien et qu’ils présentent un caractère
autorégénératif.
Genèse des messages nerveux
L’enregistrement 1 du document montre comment une fibre nerveuse répond
à des stimulations électriques d’intensité croissante.
En l’absence de stimulation, on constate qu’il existe une différence
de potentiel entre les faces extérieure et intérieure de
la membrane neuronale telle que l’intérieur de la fibre est polarisé
négativement. C’est le potentiel de repos dont la valeur mesurée
dans la fibre géante de Calmar est égale à – 70 mV.
Lorsqu’une stimulation électrique est appliquée à
la fibre (a), on constate qu’elle provoque une dépolarisation de
quelques mV de la membrane et que des stimulations d’intensité croissante
(b, c, d) provoquent une dépolarisation croissante. En outre, lorsque
la dépolarisation atteint – 55 mV (d), on observe que la fibre répond
par une brusque inversion du potentiel membranaire de + 30 mV avant de
revenir rapidement à sa valeur de repos. Enfin, on constate que
si l’intensité de la stimulation augmente encore (e), la réponse
de la fibre reste identique à celle obtenue avec la stimulation
d, soit + 30 mV. Ainsi, la genèse d’un potentiel d’action est obtenue
lorsque la membrane de la fibre est suffisamment dépolarisée.
Lorsque la stimulation est infraliminaire, la fibre se dépolarise
proportionnellement à l’intensité de la stimulation. En revanche,
dès que le seuil est atteint, la fibre répond par la genèse
d’un potentiel d’action. Ce dernier, qui constitue le signal élémentaire
des messages nerveux, a une amplitude de dépolarisation constante
quelle que soit l’intensité de la stimulation supraliminaire. On
dit qu’il obéit à la loi du tout ou rien et son amplitude
est égale à 100 mV dans l’axone géant de calmar.
Caractéristiques de la propagation
L’enregistrement 2 du document montre qu’à la suite d’une stimulation
supraliminaire (e), les deux paires d’électrodes réceptrices
détectent successivement le passage du potentiel d’action ce qui
montre que ce dernier se propage. On constate en outre que le potentiel
d’action conserve la même amplitude au cours de la propagation. En
revanche, la dépolarisation locale ayant permis d’atteindre le seuil
n’est pas visible sur l’enregistrement obtenu avec la paire d’électrodes
la plus éloignée du stimulateur. Ces caractéristiques
s’expliquent en examinant le mécanisme de la propagation du potentiel
d’action. Lorsque le potentiel d’action vient d’apparaître au niveau
de l’électrode stimulatrice, la polarisation de la membrane est
inversée localement par rapport aux régions voisines. La
face externe de la membrane y est alors négative tandis que la face
interne est positive. Il s’établit ainsi des circuits électriques
locaux entre les zones de signe opposé provoquant la dépolarisation
de la zone voisine de la membrane. Il en résulte la génération
d’un potentiel d’action à proximité tandis que la zone initialement
dépolarisée s’est repolarisée entre temps. En gagnant
ainsi de proche en proche par l’intermédiaire de ces courants locaux,
le potentiel d’action se propage le long de la fibre amyélinique.
On dit qu’il est autorégénératif.
Conclusion
La genèse d’un potentiel d’action résulte de la dépolarisation
de la membrane neuronale. La dépolarisation s’accentue de façon
explosive lorsqu’elle atteint un seuil critique et le potentiel membranaire
s’inverse alors brusquement en une fraction de ms avec une amplitude constante
d’une centaine de mV. On dit que le potentiel d’action obéit à
la loi du tout ou rien. La propagation des potentiels d’action s’effectue
également sans atténuation. Dans les fibres amyéliniques,
elle est assurée par la fermeture de circuits locaux de proche en
proche qui en font un phénomène autorégénératif.
Sujet
Histoire et évolution de la Terre et des êtres vivants
L’Homme et le Cheval partagent au niveau moléculaire un certain
nombre de caractères communs, en particulier la présence
de protéines de la famille des globines. On cherche à expliquer
l’origine d’une telle similitude entre ces deux Mammifères.
Montrez comment les documents 1 à 3 permettent de valider l’histoire
évolutive proposée dans le document 4.
Introduction
Des arguments de diverses origines, paléontologiques et biologiques,
accréditent l’idée d’évolution en permettant d’établir
des relations de parenté entre les organismes. Les mammifères
actuels, par exemple, descendent tous d’un même ancêtre commun
ce qui se traduit par un même plan d’organisation. En outre, ces
relations se retrouvent au niveau moléculaire où on les identifie
notamment en comparant des protéines apparentées dont la
séquence reflète l’évolution du génome. En
effet, la séquence des acides aminés d’une protéine
est dictée par la séquence des nucléotides du gène
correspondant. Ainsi, comme nous allons le montrer, l’identification d’une
famille multigénique de globines chez l’homme et le cheval et la
comparaison de leur séquence d’acides aminés permettent de
montrer que cette famille multigénique résulte de la duplication
et de l’évolution de gènes ancestraux présents chez
les ancêtres communs de ces deux mammifères. C’est pourquoi
elles sont utilisées pour reconstituer l’histoire évolutive.
L’histoire évolutive des globines de l’homme et du cheval
Le document 4 présente l’histoire évolutive de trois
gènes de globines, alpha, zêta et bêta, présents
chez l’homme et chez le cheval actuels. Les trois gènes ont pour
origine un gène ancestral qui était présent chez les
vertébrés bien avant l’apparition de l’ancêtre commun
au cheval et à l’homme. Ce gène a subi une première
duplication qui a donné naissance à deux groupes de gènes,
le groupe alpha et le groupe bêta. Une deuxième duplication
du gène alpha s’est produite ensuite conduisant au gène zêta.
Chez l’ancêtre commun au cheval et à l’homme, on retrouve
ces trois gènes qui ont ensuite évolué au sein des
deux lignées et ils constituent aujourd’hui une famille multigénique
chez les deux espèces. D’après le document, le gène
le plus ancien est donc le gène alpha, le plus récent est
le gène zêta et le gène bêta a un âge intermédiaire
entre eux. Quels arguments étayent ce scénario ?
L’ancêtre commun
Le document 3 montre la localisation chromosomique des trois gènes
chez l’homme. Les gènes alpha et zêta sont situés sur
le chromosome 16 tandis que le gène bêta est situé
sur le chromosome 11. Bien que les protéines correspondantes assurent
les mêmes fonctions comme le montre le document 1, il ne s’agit pas
d’allèles du même gène, puisqu’ils occupent des locus
différents sur les chromosomes. En outre, le gène zêta
ne s’exprime que chez l’embryon alors que les deux autres s’expriment chez
l’adulte. L’existence de la même famille multigénique chez
le cheval et l’homme prouve que ces gènes devaient être présents
chez leur ancêtre commun qui les a transmis à sa descendance.
Si c’est bien le cas, les différences entre les séquences
chez les deux espèces résultent de l’évolution de
chaque gène depuis l’ancêtre commun, beaucoup plus récent
que les épisodes de duplication. Dans ce cas, les différences
de séquences entre les mêmes globines des deux espèces
prises deux à deux devraient être limitées et moins
importantes que celles existant entre les globines différentes qui
ont divergé il y a plus longtemps. En effet, le document 2c montre
que les globines alpha diffèrent par 17 acides aminés sur
141 soit 12 %, les globines bêta par 24 acides aminés sur
146 soit 16 % et les globines zêta par 24 acides aminés sur
141 soit 17 %. Autrement dit, les séquences des globines prises
deux à deux ont un degré d’identité allant de 83 %
à 88 % ce qui confirme leur divergence récente. En revanche,
les distances entre les trois globines différentes sont nettement
plus élevées et vont nous permettre d’établir une
datation relative de leur apparition.
Les épisodes de duplication
L’ancienneté de l’apparition des gènes d’une famille
multigénique est également proportionnelle à leur
distance qui peut être mesurée à l’aide des documents
2a et 2b. Chez l’homme comme chez le cheval, la distance la plus importante
est celle qui sépare les globines bêta et zêta (respectivement
95 et 93) puis celle qui sépare bêta et alpha (respectivement
84 et 83) et la moins importante celle qui sépare zêta et
alpha (57 et 59). Ceci confirme que la divergence de chaque globine depuis
l’ancêtre commun du cheval et de l’homme est beaucoup plus récente
que l’apparition des trois gènes. En outre, les distances permettent
aussi de confirmer la date relative d’apparition des trois gènes,
donc des événements de duplication. Ainsi, alpha et zêta
ayant le plus haut degré d’identité (quelque 60 %) devraient
correspondre au résultat de la duplication la plus récente
tandis que bêta et alpha ayant un degré d’identité
moins élevé (environ 42 %) résultent de la première
duplication, la plus ancienne. La plus faible identité, environ
35 % entre zêta et bêta, confirme que bêta n’a
pas été dupliqué et que zêta résulte
de la duplication de alpha.
Conclusion
Ainsi, la comparaison des séquences au sein de la famille multigénique
accrédite l’histoire évolutive présentée. Un
gène ancestral de globine a été dupliqué une
première fois donnant naissance à alpha et bêta puis
alpha a été dupliqué une nouvelle fois donnant naissance
à zêta. Ces événements se sont produits avant
l’apparition de l’ancêtre commun du cheval et de l’homme. Ce dernier
a donc reçu ces trois gènes de ses ancêtres et ils
ont évolué depuis indépendamment pour aboutir aux
gènes actuels des deux espèces.
Sujet
Histoire et évolution de la Terre et des êtres vivants
Différentes méthodes d’étude permettent de reconstituer
les paléoenvironnements dans lesquels la lignée humaine a
évolué.
À partir des informations tirées des quatre documents,
montrer les modifications de l’environnement qui caractérisent le
Quaternaire récent dans l’hémisphère Nord.
Introduction
Des méthodes variées sont utilisées pour reconstituer
les paléoenvironnements. Les variations passées de différents
paramètres, climat, niveau de la mer, répartition des espèces
marines et terrestres, ont laissé des indices de nature différente.
Nous montrerons ainsi que les résultats obtenus par des méthodes
aussi différentes que l’utilisation du thermomètre isotopique
des carbonates, l’identification d’espèces marines ou terrestres
aux exigences thermiques bien connues ou encore la reconstitution des variations
du niveau de la mer convergent pour montrer qu’au cours du Quaternaire
récent une période de refroidissement intense s’est produite
dans l’hémisphère Nord entre – 20 000 ans et – 15 000 ans
suivie d’une période de réchauffement jusqu’au climat actuel
atteint il y a environ 8 000 ans. Nous examinerons successivement ces différentes
périodes.
De – 20 000 ans à – 15 000 ans
Les variations du niveau de la mer peuvent être reconstituées
à partir de différents restes d’organismes qu’il est possible
de dater. Le document 4 montre qu’il y a 20 000 ans ce niveau était
inférieur de 100 m par rapport au niveau actuel, qu’il a atteint
son point le plus bas, - 125 m, il y a 18 000 ans et qu’il est remonté
ensuite progressivement avant de se stabiliser il y a 5 000 ans à
son niveau actuel. Or le niveau de la mer est dépendant du climat.
Plus le climat est froid, plus il y a de glaces immobilisée au niveau
des calottes polaires, des glaciers, etc. et plus le niveau des mers baisse.
Le document indique donc que le climat s’est refroidi à partir de
- 20 000 et a atteint les températures les plus froides il y a 18
000 ans avant de se réchauffer progressivement. Les autres documents
confirment ce point de vue.
Ainsi, le diagramme d’abondance de Globorotalia menardii, un
foraminifère planctonique (document 2), montre que cette espèce
était rare en mer des Caraïbes il y a 20 000 ans, qu’elle y
a disparu il y a 18 000 ans et que son abondance a augmenté ensuite
progressivement. S’agissant d’une espèce de mer chaude, ceci confirme
l’évolution générale des températures sur cette
période. Comme les exigences thermiques de cette espèce sont
étroites, on en déduit que les températures ont dû
s’abaisser en dessous de 10°C il y a 18 000 ans et remonter à
peine au dessus de 10°C il y a 15 000 ans. Les autres informations
dont nous disposons confirment que cette période a été
la plus froide aussi bien dans les océans que sur les continents.
En effet, le diagramme pollinique du document 3 montre qu’au cours de cette
période l’armoise était majoritaire. Or il s’agit d’une plante
caractéristique d’un environnement de steppes froides qui ne peut
se maintenir si la température moyenne dépasse 5°C. Enfin,
l’utilisation du thermomètre isotopique des carbonates permet de
confirmer que les température de surface ont diminué de 8°C
à environ 5°C entre – 18 000 et – 15 000 ans et que le volume
des glaces continentales a augmenté au cours de cette période
traduisant l’existence d’une période glaciaire. Toutefois, il existe
un décalage dans le temps de la période la plus froide qui
s’est produite vers – 15 000 ans au Portugal et en Ariège et à
– 18 000 ans ailleurs ce qui traduit peut-être des différences
dues à la latitude.
De – 15 000 ans à – 8 000 ans
Les différentes méthodes convergent pour montrer qu’un
réchauffement progressif s’est produit au cours de cette période.
Le niveau de la mer a continué à baisser avec une vitesse
constante de 12,5 m/1 000 ans jusqu’à – 10 000 ans et encore plus
vite de – 10 000 à - 8 000 avec 16 m/1 000 ans, traduisant la fonte
des glaces liée au réchauffement. Le diagramme d’abondance
de G. menardii le confirme puisque son abondance a augmenté
parallèlement indiquant un climat subtropical dans la région
caraïbes avec des températures entre 18 et 24°C atteintes
à la fin de la période. Dans le milieu continental, on constate
également un réchauffement puisque l’abondance de l’armoise
a commencé à diminuer dès – 15 000 ans tandis que
l’apparition du bouleau à – 13 000, celle du chêne à
– 11 000 puis la disparition de l’armoise à – 10 000 ans caractérisent
la disparition de la steppe et l’établissement de la taïga
puis de forêts tempérées. Le thermomètre isotopique
confirme la tendance au réchauffement mais sa plus grande précision
permet d’identifier un bref épisode de refroidissement à
la fin de cette période, il y a 10 000 ans, qui correspond à
un épisode de Taïga en Ariège.
De – 8 000 ans à l’actuel
Durant les 8 000 dernières années, l’environnement n’a
guère été modifié. Le niveau de la mer s’est
stabilisé dès – 5 000 ans à son niveau actuel indiquant
des températures stables comme le confirme le diagramme d’abondance
de G. menardii permettant de les situer dans une fourchette de 18
à 24°C dans les Caraïbes. Le diagramme pollinique indicatif
de forêts tempérées ne se modifie pas au cours de cette
période indiquant un environnement stable. Des fluctuations peu
importantes de la température moyenne se sont néanmoins produites,
épisode de réchauffement avec une température supérieure
à 24°C dans les Caraïbes il y a 3 000 ans et un réchauffement
moyen de 2°C entre – 3 000 ans et - 1 000 ans au Portugal.
Conclusion
L’ensemble de ces informations montre que l’homme a connu dans l’hémisphère
Nord une période glaciaire autour de – 15 000 ans. L’environnement
est devenu petit à petit plus favorable car le climat s’est réchauffé
progressivement ensuite. Le climat actuel s’est installé plus ou
moins récemment entre – 8 000 et – 5 000 ans selon les régions
avec parfois des fluctuations mineures.